« In » attendre et « In » entendre…

In attendre

Attendre de l’intérieur la vie. Être disponible pour jouer et converser avec tout ce qui nous tombe dessus. Inattendre, ce n’est pas ne rien attendre, mais s’attendre à tout…

In entendre

L’essentiel de la conversation avec la vie se fait dans un langage qui échappe aux mots. In entendre, c’est entendre ce qui se dit dans le petit espace entre les mots et les choses.  C’est être sensible à la poésie qui se cache dans l’espace entre nous.

2 réflexions à propos de “ « In » attendre et « In » entendre… ”

  1. Le pli a toujours existé dans les arts ; mais le propre du Baroque est de porter le pli à l’infini. Si la philosophie de Leibniz est baroque par excellence, c’est parce que tout se plie, se déplie, se replie. Sa thèse la plus célèbre est celle de l’âme comme “ monade ” sans porte ni fenêtre, qui tire d’un sombre fond toutes ses perceptions claires : elle ne peut se confondre que par analogie avec l’intérieur d’une chapelle baroque, de marbre noir, où la lumière n’arrive que par des ouvertures imperceptibles à l’observateur du dedans ; aussi l’âme est-elle pleine de plis obscurs. Pour découvrir un néo-baroque moderne, il suffit de suivre l’histoire du pli infini dans tous les arts : “ pli selon pli ”, avec la poésie de Mallarmé et le roman de Proust, mais aussi l’œuvre de Michaux, la musique de Boulez, la peinture de Hantaï. Et ce néo-leibnizianisme n’a cessé d’inspirer la philosophie.

    Le pli est le dehors ; il est cette ligne infiniment mobile, pur virtuel, qui, en vertu de ses torsions, constitue des domaines distincts, chacun avec son régime propre (âme et corps, lisible et visible, voire forme d’expression et forme de contenu) ; mais il est aussi ce qui dresse la carte des passages entre les régions ainsi distinguées. Avec ce concept de pli, nous retrouvons l’intuition profonde de la philosophie deleuzienne : décliner les virtualités, décrire des agencements, repérer les lignes de faille, et tracer la diagonale qui est puissance d’invention, expérience du futur comme temps de la pensée.
    Le monde leibnizien est un monde à deux étages avec des rabattements du haut sur le bas. Mais on peut aisément imaginer un monde encore plus complexe, un monde fait d’une infinité d’étages, chacun avec son régime propre ; un monde où les surfaces glisseraient les unes sur les autres, dans une redistribution constante des niveaux de l’édifice de sorte qu’aucune assignation ne serait possible ; un monde où les appartenances et les rabattements seraient multiples parce que les points de conjonction seraient toujours des vecteurs de vecteurs ; un monde où les vecteurs seraient élevés à la puissance n. Ce ne serait plus simplement les deux labyrinthes, de la liberté et du continu, dont parlait Leibniz, mais plutôt un labyrinthe feuilleté. Les strates de l’incompossible. Habiter ce monde signifie : développer un art des intervalles. »

  2. Être dans l’accueil et accueillir ce que l’on est … tout simplement

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